Quelle formation pour enseigner les paradoxes d’une action entrepreneuriale ambidextre?

Benoît Raveleau, Sihem Mammar, Paola Duperray

Resumo


Depuis une trentaine d’années, la recherche consacrée à l’étude des compétences entrepreneuriales a connu un essor considérable, notamment en sciences de gestion. L’esprit d’entreprendre y est souvent décrit comme l’une des compétences les plus pertinentes pour renforcer le capital humain et l’employabilité des travailleurs, en même temps que la compétitivité de leurs entreprises. A partir de l’exemple de la France, cet article a pour objectif de mieux comprendre comment développer chez les jeunes les capacités de création, de changement, d’anticipation et la culture du risque? Pour ce faire, nous souscrivons au modèle pédagogique de l’enseignement entrepreneurial utilisé par Neck (NECK; GREENE; BRUSH, 2014), ainsi qu’à l’approche processuelle d’A. Fayolle et Sénicourt (2005). Nous concentrons surtout notre analyse sur la situation dans l’enseignement supérieur en interrogeant la posture du pédagogue qui met son action au service du développement de l’intention entrepreneuriale des étudiants. Cet aspect ne se limite pas à identifier les difficultés pédagogiques rencontrées par le formateur pour susciter un esprit d’entreprendre. Nous posons aussi ici la question des paradoxes et des écueils d’une pédagogie entrepreneuriale lorsqu’elle prétend éveiller et développer chez l’autre sa créativité et son esprit d’initiative.


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DOI: http://dx.doi.org/10.7213/1981-416X.18.059.DS12

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